L'univers des poneys est riche et varié, englobant des récits de vies sauvées, des parcours sportifs semés d'embûches et de triomphes, ainsi que l'histoire de races ancestrales façonnées par des environnements exigeants. Cette exploration nous mènera des défis personnels surmontés grâce à des interventions héroïques aux parcours d'excellence sportive qui redéfinissent les objectifs, pour finalement plonger dans les origines et les caractéristiques de races de poneys spécifiques, telles que le Highland et le Dales.
Un Accident Qu'il Faut Survivre : L'Intervention Cruciale de l'EAAA
Le parcours de Hayley, une mère de famille, a été bouleversé par un accident soudain et terrifiant en janvier 2022. Alors qu'elle emmenait sa fille Charley pour voir un nouveau poney, un événement "freak accident" a failli lui coûter la vie. "Je pensais que j'allais mourir. Je suis restée là, pensant : je vais mourir, je vais mourir", a-t-elle confié. Le son de la voix de sa fille, criant "Maman ! Maman !", a été son premier signe de vie après le choc.

Transportée par hélicoptère à l'hôpital Addenbrooke's, Hayley a passé deux nuits en soins intensifs, suivies de cinq jours en soins intensifs et de sept jours en service conventionnel. Neuf jours se sont écoulés avant qu'elle ne puisse revoir ses proches. Bien que sa convalescence physique se soit bien déroulée, les premières semaines ont été marquées par une lutte contre sa santé mentale. La thérapie s'est avérée être un soutien essentiel dans cette épreuve.
L'équipe d'aide post-soins de l'EAAA (East Anglian Air Ambulance) a organisé une visite pour Hayley et ses enfants afin de rencontrer l'équipage qui lui a sauvé la vie. Cette visite au QG de Cambridge en novembre dernier a été une expérience marquante, tant pour Hayley que pour Charley, qui a été témoin de l'incident. Hayley exprime une immense gratitude pour les soins reçus, affirmant : "Je ne pense pas que je serais là sans eux."
Le Cheminement Sportif : Objectifs, Défis et Adaptations
L'univers équestre regorge d'histoires de dévouement et de passion, où les objectifs sportifs, tels que les "Pony Finals", sont au cœur des préoccupations. Pour Hailey, l'objectif des "Pony Finals" était une aspiration de longue date, surtout avec son poney "Justin" (Questionable Encounter). Ce qui devait être l'une de ses dernières compétitions majeures avec lui s'annonçait émotionnellement chargé.
Initialement, l'acquisition de "Justin" était une décision d'investissement. À l'âge de trois ans, avec seulement trente jours sous la selle, son nom enregistré était "Just In Time Encounter". Cependant, Hailey et sa mère Laurie ont souhaité un nom avec plus de caractère. "Je l'aime tellement, et il est adorable", a déclaré Hailey. Pendant longtemps, peu de professionnels ont monté Justin ; c'est principalement Hailey qui s'en est occupée.
Le parcours avec un poney jeune et inexpérimenté, surtout lorsqu'il est monté par une jeune cavalière, a été parsemé de "bons jours et de mauvais jours". Des difficultés avec les changements de pied, la recherche des distances et les virages ont jalonné leur progression. Un jour, Hailey a même réussi à faire sauter Justin hors du manège !
Alors que Justin gagnait en expérience avec Hailey, Laurie a commencé à remettre en question leur plan initial de le vendre. "Hailey et moi l'avons regardé faire le tour avec une autre fille, et il était parfait pour elle tout le temps", a raconté Laurie. À neuf ans, Hailey avait déjà les yeux rivés sur la qualification pour les Pony Finals.
La frustration de monter un poney "vert" résidait dans le manque d'expérience et les résultats parfois décevants. "J'essayais de familiariser mon poney avec tout, pendant que les autres enfants gagnaient avec leurs poneys déjà faits", a expliqué Hailey. L'arrivée au centre équestre HM Sporthorses, dirigé par Myrdahl, a marqué un tournant. Myrdahl a aidé Hailey à mieux comprendre le travail de plat, la guidant sur l'importance de chaque aspect d'un parcours, pas seulement les sauts.
"À un moment donné, j'ai dit à Hailey : 'Tu dois me laisser t'aider', ce qui signifiait que je devais monter sur son poney et lui apprendre pour qu'il puisse l'aider", a-t-elle expliqué. "Justin a un magnifique changement de pied naturel." Hailey a travaillé assidûment avec sa coach, Hanna, pour améliorer ses changements de pied, réalisant que le problème venait d'elle, pas du poney. "Nous sommes revenus aux bases, et j'ai tout appris très lentement." Hanna a joué un rôle crucial dans le développement d'une routine de travail de plat plus équilibrée pour Justin.
Le souvenir d'avoir reçu un ruban de "reserve champion" avec sa mère en larmes après une compétition reste gravé dans la mémoire de Hailey. Les préparations pour les Pony Finals ont inclus beaucoup de travail de plat, mais aussi des sorties en extérieur pour habituer Justin à différents environnements. "Chaque athlète a besoin d'une pause mentale de temps en temps, moi y compris."
La famille a réalisé que ce sport serait une passion partagée par ses deux filles pendant de nombreuses années. "Les filles doivent être des athlètes. Il faut pouvoir développer sa musculature pour être fort et en bonne santé." Après un voyage de neuf heures jusqu'au Kentucky Horse Park pour les Pony Finals de 2020, Hailey a immédiatement commencé à travailler avec Justin, l'habituant à l'environnement, y compris au parcours de cross-country. "J'ai pris tous les éléments positifs et j'ai essayé de comprendre comment les amener dans le ring de compétition aux Pony Finals." La semaine précédant les Pony Finals, elles ont participé à la division des poneys moyens pour enfants au Kentucky Summer Classic.
Myrdahl a tenté de rassurer Hailey dans les moments de doute. Les années suivantes ont vu Hailey et Justin se qualifier à nouveau, accumulant de multiples "tricolors". Hailey a traversé une poussée de croissance, et sa partie supérieure du corps est devenue plus grande par rapport à Justin. Myrdahl a dû lui réapprendre à monter sans projeter son corps vers l'avant. Les préparations de cette année ont inclus plus de travail de grille et de plat, des exercices qui étaient autrefois difficiles mais qui sont maintenant aisés pour le duo. La passion de Hailey pour les chevaux est profonde : "Le cœur de Hailey est entièrement dans les chevaux, et on ne voit plus ce type de passion autant." Myrdahl exprime son souhait : "Si Hailey monte pour donner le meilleur d'elle-même à Justin, je serai ravie pour elle, quel que soit le résultat." Hailey, quant à elle, aspire simplement à "avoir du plaisir avec Justin dans le Kentucky. Il a travaillé aussi dur que moi. Si nous réussissons bien aux Pony Finals, je veux lui donner du temps de repos."
L'Essence des Poneys : Races, Caractéristiques et Soins
Au-delà des récits individuels, le monde des poneys englobe des races anciennes, dont l'histoire et les caractéristiques sont intimement liées à leur environnement d'origine.
Le Poney Highland : Un Héritage des Montagnes Écossaises
Le poney Highland est une race de poney de montagne originaire d'Écosse, considérée comme l'une des plus grandes races de poneys indigènes des îles Britanniques. Autrefois montures des guerriers des Highlands, ces poneys ont ensuite gagné l'admiration des monarques modernes. Les conditions difficiles ont forgé un poney robuste, adapté à la survie sur des terrains montagneux accidentés.
Des preuves archéologiques suggèrent la présence de poneys dans les îles Britanniques dès la fin de la période du Pléistocène. Des études génétiques révèlent des liens entre ces poneys primitifs et plusieurs races britanniques indigènes, y compris le poney Highland. Les chercheurs débattent de la manière dont les poneys sont arrivés en Écosse : migration naturelle après le retrait des glaciers ou introduction par des colons humains. Dès le VIe siècle après J.-C., des gravures sur pierre indiquent le rôle important des poneys dans la société écossaise. Des poneys plus petits se sont développés dans les Hébrides, tandis que des poneys plus grands ont évolué sur le continent. Les poneys Fell et Dales, introduits en Écosse, ont également influencé le développement du poney Highland. Au XVIe siècle, des races espagnoles et françaises, dont le Percheron, sont arrivées en Écosse, contribuant à la création de poneys forts et solides, capables de transporter de lourdes charges et du bois à travers les montagnes. La fiabilité sur terrains accidentés et un tempérament calme étaient essentiels pour accompagner les chasseurs.
Aujourd'hui, de nombreux poneys Highland continuent de jouer un rôle traditionnel en transportant le gibier depuis les collines et forêts des domaines de chasse écossais. La Highland Pony Society (HPS) au Royaume-Uni tient le registre officiel de la race. Bien que la plupart des poneys Highland de race pure résident au Royaume-Uni, quelques éleveurs sont présents en Amérique du Nord. La HPS a établi des standards de race pour préserver les caractéristiques historiques du type Highland, et l'isolement relatif des Highlands a limité les croisements.
Les poneys Highland sont généralement plus grands que les autres poneys britanniques indigènes, mais ne dépassent pas 14,2 mains au garrot. Leur tête présente des traits caractéristiques de poney, avec des yeux doux, un nez large et une joue profonde. Le cou est de longueur adéquate et s'attache à une épaule inclinée. Une croupe puissante, des cuisses musclées et des jarrets nets contribuent à leur force. Leurs jambes sont dotées d'os plats et durs, ainsi que de canons courts. Les sabots larges et foncés sont solides et bien formés. Les fanons doux et soyeux ornent leurs boulets. Les poneys Highland existent en plusieurs couleurs unies, notamment diverses teintes de dun. Le gris, le brun, le noir et le bai sont plus courants que l'alezan. Les marques blanches sont découragées, à l'exception de petites étoiles.
La plupart des poneys Highland possèdent un tempérament équilibré et une personnalité amicale. Comme d'autres poneys, ils peuvent se montrer têtus et envahissants s'ils ne sont pas correctement entraînés. Les propriétaires apprécient souvent leur forte personnalité. La robustesse et la force du poney Highland lui permettent de porter confortablement adultes et enfants. Les disciplines populaires incluent les concours de modèle et allures, le concours complet, le saut d'obstacles, le dressage, la chasse à courre et l'attelage. Ils sont également des montures prisées des enfants du Pony Club au Royaume-Uni. D'autres travaillent en foresterie dans des régions isolées des Highlands où la machinerie moderne ne peut accéder.
Cependant, certaines caractéristiques qui ont aidé leurs ancêtres à survivre peuvent contribuer à des problèmes de santé dans le contexte moderne. Le syndrome métabolique équin (SME) est très prévalent chez les races de poneys britanniques indigènes. Ce trouble métabolique se caractérise par une résistance à l'insuline, un risque accru d'obésité et de laminite, une pathologie inflammatoire douloureuse des lamelles du sabot. Une prédisposition génétique est suggérée, bien que des facteurs de risque modifiables comme un mode de vie sédentaire et une alimentation riche en amidon et en sucres existent. Le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP), anciennement maladie de Cushing, est une autre maladie endocrinienne affectant ces poneys, associée à une surproduction d'hormones hypophysaires. Une mue retardée et une croissance anormale du pelage en sont des signes courants. La race a également été touchée par la maladie de l'herbe (dysautonomie équine), une maladie souvent mortelle causant une paralysie intestinale. Bien que la cause ne soit pas entièrement comprise, des liens potentiels avec des microbes et champignons digestifs ont été identifiés. Les poneys Highland n'ont pas un risque plus élevé de contracter cette maladie que les autres races.
Pour soutenir leur santé, des soins de base de qualité, des examens vétérinaires réguliers et une médecine préventive sont essentiels. Les poneys Highland ont généralement des sabots naturellement solides et sont parfois gardés pieds nus. Leur pelage, crinière, queue et fanons fournis augmentent le risque d'irritations cutanées dues à l'accumulation de saleté et d'humidité. Ils s'épanouissent en vivant à l'extérieur toute l'année, mais un accès illimité à des pâturages riches peut aggraver les problèmes métaboliques. Un programme nutritionnel adapté à leur métabolisme efficace est nécessaire. Ils sont réputés pour prendre du poids facilement ("easy keepers"). Une évaluation régulière de leur condition physique aide à surveiller les dépôts adipeux et à ajuster leur alimentation. Le fourrage devrait être la principale source d'énergie, idéalement un foin de graminées pauvre en amidon et en sucres. L'apport recommandé est d'environ 2 % de leur poids corporel par jour. Un supplément comme Omneity® de Mad Barn peut fournir des vitamines et minéraux essentiels souvent absents du fourrage. Un accès illimité à du sel et de l'eau fraîche est indispensable. L'utilisation de filets à foin ou de mangeoires à distribution lente aide à contrôler leur apport tout en maintenant un accès libre. Les muselières de pâturage peuvent limiter l'ingestion d'herbe. Les concentrés commerciaux et céréales riches en amidon ne conviennent pas. Des recherches indiquent que la supplémentation en acide gras oméga-3 DHA aide à maintenir des paramètres inflammatoires sains. Des suppléments comme l'huile w-3 de Mad Barn et Visceral+ de Mad Barn peuvent soutenir la santé digestive et circulatoire. Le jiaogulan peut favoriser une bonne circulation sanguine au niveau des sabots.

Le Poney Dales : Un Guerrier des Montagnes Anglaises
Le poney Dales est une grande race de poneys de travail originaire des Dales du Yorkshire, dans le nord de l'Angleterre. Il s'agit des plus grands poneys indigènes d'Angleterre. Les Dales descendent de races anciennes qui vivaient dans la région à l'époque romaine. Les croisements, ainsi que les deux guerres mondiales, ont entraîné un déclin significatif de la population de cette race.
Les premiers poneys arrivés dans les îles Britanniques ont probablement migré depuis l'Europe du Nord avant que le pont terrestre vers le continent ne soit submergé vers 6500 avant J.-C. Des preuves archéologiques suggèrent que des poneys anciens habitaient le Yorkshire avant l'occupation romaine. Des documents romains anciens décrivent des guerriers à cheval vivant sur les versants est des Pennines, berceau de la race Dales. À la fin du XVIIe siècle, les mineurs du Yorkshire ont commencé à croiser des Galloways écossais noirs avec des poneys indigènes des Pennines pour produire des chevaux robustes, forts et endurants. À la fin du XIXe siècle, l'étalon gallois Comet a été croisé avec des juments Dales pour accroître leur athlétisme. Le croisement avec des Clydesdales au début du XXe siècle a augmenté la taille des poneys Dales, les différenciant des poneys Fell des Pennines occidentales.
Historiquement, les poneys Dales transportaient du minerai de fer et du plomb à travers la Grande-Bretagne dans des convois de bât. Pendant la saison de croissance, les agriculteurs du Yorkshire les utilisaient également pour le travail de trait. Les améliorations routières à la fin du XVIIIe siècle ont orienté l'élevage vers des chevaux de trait plus rapides pour tirer des calèches. Aujourd'hui, les poneys Dales conservent un mouvement vif et énergique hérité de leurs ancêtres. Au début du XXe siècle, la demande pour des chevaux plus grands, capables de tirer des fourgons et des équipements lourds, a conduit à des programmes d'élevage utilisant des chevaux de trait. Les Première et Seconde Guerres mondiales ont considérablement réduit la population de poneys Dales au Royaume-Uni. Cependant, un petit groupe d'éleveurs a préservé la race, qui a été revitalisée dans les années 1960 avec l'ajout de sang Fell. La Dales Pony Improvement Society a été renommée Dales Pony Society (DPS) en 1964. La Dales Pony Society of America a été formée en 1999 pour préserver et promouvoir la race aux États-Unis et au Canada.
La Dales Pony Society a développé des standards de race basés sur les traits caractéristiques des poneys originaux. La taille recherchée se situe entre 14 et 14,2 mains. La conformation générale donne une impression de poney robuste et énergique. La tête est nette, avec des caractéristiques de poney. Ils ont généralement un toupet et des crins longs et épais. Leur cou est fort, avec une bonne longueur et une gorge bien dessinée. Le corps est court, avec une poitrine profonde et des côtes bien bombées. Les épaules sont longues et inclinées, tandis que les postérieurs sont profonds et puissants. Le poney Dales est réputé pour la qualité exceptionnelle de ses sabots. Les étoiles et les marques blanches près des naseaux sont permises, mais les marques blanches sur les jambes sont limitées aux boulets postérieurs. L'idéal est un poney brave, intelligent, alerte et gentil, sans être facilement effrayé.
L'histoire du poney Dales a donné naissance à une race polyvalente, adaptée à de nombreuses disciplines. Leur apparence frappante et leur personnalité audacieuse les distinguent en compétition, tandis que leur pied sûr et leur courage les aident sur les sentiers de randonnée.
Cependant, ils sont également sujets à certains problèmes de santé. Le syndrome d'immunodéficience du poulain (FIS), autrefois connu sous le nom de syndrome du poney Fell, est une maladie génétique mortelle caractérisée par une anémie progressive et une déficience immunitaire. Il n'existe aucun traitement, et la plupart des poulains affectés meurent avant l'âge de quatre mois. Une mutation génétique responsable de la maladie a été identifiée, portée par les poneys Fell, Dales et les races apparentées. Les autorités recommandent des tests ADN pour les éleveurs. Des tests préliminaires ont révélé que 18 % des poneys Dales portent la mutation, mais l'incidence des poulains atteints a considérablement diminué avec les tests génétiques.
Les poneys Dales sont également touchés par d'autres problèmes de santé répandus chez les poneys britanniques indigènes, notamment le dysfonctionnement métabolique. Ils ont une tendance génétique au syndrome métabolique équin (SME), associé à une résistance à l'insuline et pouvant entraîner une laminite. Bien qu'ils soient plus sujets au SME, des pratiques de gestion comme l'exercice régulier et un régime pauvre en amidon peuvent réduire les risques.
Les poneys Dales sont résilients et charmants, mais nécessitent des soins de base de qualité, avec un accent sur la prévention et les examens vétérinaires réguliers. Le pansage, ainsi que le soin de leur crinière, queue et fanons impressionnants, est important. Les fanons peuvent retenir bactéries et humidité, augmentant le risque de dermatite du paturon. Une surface de sol sèche et une litière propre aident à réduire ces risques. Dans les climats humides, une gestion appropriée de la boue est nécessaire. Un pelage terne peut indiquer une carence nutritionnelle. Les espaces de vie extérieurs avec abris sécuritaires et sol sec sont idéaux. Un accès illimité aux pâturages frais peut être déconseillé pour les poneys ayant des problèmes métaboliques ou étant obèses ; une parcelle sèche avec du foin à faible teneur en amidon est préférable.
L'alimentation idéale dépend du mode de vie et de l'état de santé. Leur adaptation aux conditions difficiles et aux hivers rigoureux du nord de l'Angleterre en fait des "easy keepers". Une gestion alimentaire minutieuse est nécessaire pour éviter l'embonpoint. Il peut être difficile de distinguer l'obésité de la carrure naturelle de certains Dales. Les poneys Dales nécessitent des quantités de fourrage similaires à celles des races plus grandes mais légères. Une sélection appropriée du foin garantit les nutriments adéquats. Les régimes à base de fourrage fournissent généralement assez d'énergie et de protéines. L'eau fraîche et le sel nature en vrac à volonté sont essentiels. Les concentrés commerciaux et céréales riches en amidon peuvent causer des troubles digestifs et métaboliques. Le remplacement des céréales par de la pulpe de betterave ou des granulés de foin trempés peut être une alternative. L'utilisation de filets à foin et de mangeoires à distribution lente aide à réguler la consommation. Les muselières de pâturage peuvent limiter l'ingestion d'herbe pour les chevaux en surpoids. Les poneys Dales au travail intense peuvent nécessiter de l'énergie supplémentaire provenant de granulés de fourrage, de concentrés riches en fibres et de suppléments de gras ou d'huile. Les sources de matières grasses riches en oméga-3 favorisent la santé du pelage et la fonction métabolique. Les suppléments comme Omneity® de Mad Barn peuvent fournir des nutriments essentiels. L'huile w-3 de Mad Barn est bénéfique pour la santé articulaire, respiratoire et métabolique. Le MSM peut soutenir la santé articulaire. Les déséquilibres en oligo-éléments peuvent affecter la couleur du pelage.

Les poneys Dales sont intelligents, alertes et courageux, avec un tempérament calme et fiable. Ils sont connus pour leur volonté de travailler et pour former des liens solides avec leurs cavaliers. Leur nature stable les rend adaptés tant aux enfants qu'aux adultes, tandis que leur audace et leur endurance reflètent leur héritage de poneys de travail élevés pour évoluer sur des terrains accidentés et exigeants. Des siècles de survie dans les dales escarpées du Yorkshire ont façonné le Dales Pony en un brouteur extrêmement efficace. Leur métabolisme leur permet de prospérer avec une quantité limitée de fourrage de faible qualité, ce qui les aide à économiser de l'énergie, mais signifie aussi qu'ils prennent facilement du poids dans les environnements modernes. La gestion de leur alimentation avec un fourrage faible en calories et un accès limité au pâturage aide à prévenir l'obésité et les troubles métaboliques. Bien qu'ils soient généralement robustes, les Dales Ponies sont sujets à des troubles métaboliques comme le syndrome métabolique équin (SME) et la fourbure associée. Ils sont aussi porteurs d'un gène récessif du syndrome d'immunodéficience du poulain (FIS), une affection héréditaire.