Le Horse-Ball en Bretagne : Une Discipline Équestre en Pleine Essor

Le horse-ball est un sport équestre dynamique qui combine élégamment les compétences équestres et le jeu d'équipe. Inspiré du jeu de balle à cheval traditionnel français, ce sport moderne se joue entre deux équipes de quatre à six cavaliers. Les matchs de horse-ball se déroulent sur un terrain rectangulaire, où les cavaliers doivent faire preuve d'une grande adresse et d'une coordination parfaite avec leur monture. Ce sport exigeant met en avant la stratégie et la rapidité, chaque équipe devant élaborer des tactiques pour déjouer la défense adverse tout en protégeant son propre but. En pleine expansion, le horse-ball attire de plus en plus de passionnés à travers le monde, offrant une expérience unique où l'adrénaline et la complicité entre l'homme et l'animal sont au cœur de l'action. Le horse ball, un sport équestre dynamique et captivant, combine habilement les éléments du rugby et du basket-ball, tout en se déroulant à cheval. Une équipe de horse ball se compose généralement de six joueurs, dont quatre sont sur le terrain et deux sont remplaçants. Les chevaux, partenaires indispensables, sont sélectionnés pour leur agilité et leur réactivité. Ils doivent être capables de pivoter rapidement et de s'arrêter brusquement, tout en restant calmes sous la pression. Les équipes de horse ball participent à des compétitions locales, nationales et internationales, où la stratégie et la coordination sont clés pour marquer des points en lançant le ballon dans le panier adverse. Ce sport spectaculaire attire de plus en plus d'adeptes, séduits par l'intensité des matchs et l'harmonie entre l'homme et le cheval.

Cavaliers de horse-ball en action

Le Horse-Ball : Une Institution à Treulan

Au centre équestre de Treulan à Pluneret, le horse-ball est une véritable institution. Cette discipline y est pratiquée depuis plus d'une vingtaine d'années. Elle consiste à récupérer la balle à sangle et marquer dans le but adverse, sous forme de cerceau en hauteur. Un basket à cheval, en quelque sorte, et une autre manière de pratiquer l'équitation. Jeanne Le Ménajour, Émilie Le Port, Mylène Gauter, Marie Kaiser, Katell Kinanga, Fabienne Kerviche et Philippine Gros ont décroché leur qualification pour La Motte-Beuvron, où se dérouleront, le week-end de la Pentecôte, les finales du championnat de France. Elles espèrent ramener le titre de championne de France. « La Motte-Beuvron, c'est le Graal pour tous les cavaliers de horse-ball », lance Marie Kaiser. L'an dernier, les féminines de Treulan ont terminé à la quatrième place en équipe mixte. L'équipe a été renforcée, cette année, avec l'arrivée de Marie Kaiser et de Katell Kinanga.

L'Internationalisation du Horse-Ball : L'Expérience Britannique

L'introduction du horse-ball au Royaume-Uni a été un processus marqué par la passion et la persévérance. Jim Copeland, une figure clé dans ce domaine, a joué un rôle déterminant dans l'introduction du horse-ball au Royaume-Uni en 1991, après avoir vu la discipline lors d’un concours en 1990. Il a été aidé par des partisans passionnés, dont Simon Brooks Ward. Jim Copeland a également participé à la création de la Fédération Internationale de Horse-Ball (FIHB), sous la direction de Jean-Paul Depons. Paolo Gemme est le seul autre membre de la FIHB qui était présent lors de sa création et qui est toujours impliqué dans le horse-ball. L'organisation du sport au Royaume-Uni diffère de celle de la plupart des autres pays. Le sport est géré par un comité avec un président, actuellement Julia Oldbury Davies, un rôle que Jim Copeland a rempli pendant environ 5 ans depuis 1991. Deux directeurs, dont Jim Copeland lui-même, sont responsables légaux de la gestion de l'Association Britannique de Horseball (BHA).

En 1991, certains clubs pratiquaient des activités « dérivées » du horse-ball, généralement de manière indisciplinée, ce qui occasionnait de nombreuses blessures. C'est dans ce contexte que la nécessité d'une pratique plus structurée et sécurisée s'est fait sentir.

Au Royaume-Uni, le horse-ball est membre de la British Equestrian Federation (BEF). Jim Copeland agit actuellement en tant que représentant de la BHA auprès de la BEF, mais la BHA fonctionne de manière autonome dans le respect des règles de la BEF. Malheureusement, l'organisation ne reçoit aucun soutien financier de la part de la BEF ni du gouvernement. Tout le financement provient de l'adhésion des membres, de démonstrations lors de grands spectacles équestres, ou a été collecté individuellement par un groupe de collecte de fonds. La BHA organise une Ligue Nationale sur 6 week-ends et un championnat ouvert, similaire à la Coupe de France, mais sur 1 ou 2 week-ends. Un Championnat Universitaire est également organisé chaque année et prend de l'ampleur. En 2019, pour la première fois, un Tournoi U25 a été organisé et a rencontré un franc succès. Jim Copeland est convaincu que ce tournoi sera reconduit, bien que le programme de cette année risque d'être écourté en raison des circonstances actuelles.

Carte du Royaume-Uni avec des points indiquant des centres équestres potentiels pour le horse-ball

Au cours des dernières années, la BHA a bâti une meilleure réputation auprès de la BEF et est progressivement devenue respectée en tant que discipline équestre à part entière. Un signe de cette reconnaissance est l'invitation par l'Association of British Riding Schools à enseigner dans certains de leurs centres. Ces derniers voient dans le horse-ball un moyen d'améliorer les compétences de leurs cavaliers et de fidéliser leur clientèle. La BHA espère créer un "Riding School Challenge" au cours de l'année à venir. Depuis de nombreuses années, des tentatives sont faites pour intéresser le Pony Club au horse-ball. Le Pony Club, une organisation bénévole fondée en Angleterre en 1929 et désormais internationale, est l'une des 16 organisations formant la Fédération équestre britannique. Cependant, le Pony Club compte déjà 10 disciplines équestres et cherche à réduire ce nombre.

Pour de nombreux pratiquants potentiels, l'engagement requis pour un week-end de ligue est trop important par rapport à leurs contraintes. La BHA doit donc travailler avec les centres équestres pour développer des compétitions régionales sur une journée. La meilleure approche pour attirer de nouveaux joueurs consiste à organiser des sessions d'initiation dans des clubs non-pratiquants. Les participants les plus enthousiastes créent ensuite une équipe ou rejoignent un club existant. Il est parfois difficile de convaincre les gens que leur cheval ou poney s'adaptera bien, que le horse-ball ne lui nuira pas et améliorera même leur relation. De nombreux cavaliers au Royaume-Uni se contentent de la pratique du "hacking" (promenades à cheval) et craignent d'essayer le horse-ball. Ces personnes diffusent souvent des informations erronées plutôt que d'admettre qu'elles préfèrent ne pas pratiquer cette discipline par peur.

Jim Copeland estime que trois éléments sont essentiels pour le développement du horse-ball au Royaume-Uni : plus de financement, un plus grand nombre d'entraîneurs qualifiés et une publicité accrue. Une grande partie du public et de nombreux cavaliers ignorent encore l'existence du horse-ball. Il est convaincu que quiconque assiste au spectacle du horse-ball, qu'il soit cavalier ou non, l'apprécie.

Les régles du horseball en vidéo

Impacts des Circonstances Mondiales sur le Horse-Ball

Le report de la Coupe du Monde de Horse-ball, initialement prévue à Saint-Lô en août, à la période du 16 au 21 août 2021, est une grande déception. Cependant, Jim Copeland estime que la FIHB n'avait pas d'autre choix. L'incertitude quant à la levée des restrictions sanitaires mondiales aurait pu empêcher plusieurs pays de participer, soit en raison des restrictions toujours en place, soit par manque de temps pour préparer correctement leurs chevaux, soit à cause des contraintes financières engendrées par les confinements.

Cette année, une fois le confinement terminé, Jim Copeland souhaite voir deux évolutions pour aider au développement de la discipline. La première est de suivre l'exemple de la Belgique et de la France pour développer le horse-ball chez les poneys Shetland (catégorie U10). La seconde est de travailler activement avec les centres équestres pour développer la compétition et ainsi accroître le nombre d'équipes nationales.

Il est évident que la situation actuelle de confinement a un impact sur le nombre d'équipes prévues pour les Ligues Nationales, qui était d'environ 18 dans différentes catégories. L'incertitude règne quant à la date de début de la saison et au nombre de participants restants, car il est probable que certaines personnes subiront des difficultés financières cette année.

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