La famille SÉVIN, dont les origines remontent au Maine, présente une histoire riche et complexe, tissée de lignées, de mariages, de professions diverses et de participations aux événements marquants de l'histoire française. Des registres paroissiaux aux actes notariés, en passant par les souvenirs familiaux, l'étude de cette lignée offre un aperçu fascinant de la vie en France, du XVIIe siècle à nos jours.
Origines et Premières Traces
L'histoire des SÉVIN semble débuter dans le Maine, une région qui a vu naître de nombreuses branches de cette famille. Les premières mentions disponibles nous conduisent à la paroisse de Vivoin, où des services ont été rendus, suggérant une implantation ancienne. L'héraldique familiale, avec un "Portrait d'azur à la gerbe d'or liée de même", indique une noblesse ou une distinction particulière, bien que les détails précis de son attribution nécessitent une investigation plus poussée.
Les registres paroissiaux de Saint Mars du Désert sont particulièrement éclairants sur les premières générations. On y trouve des naissances et baptêmes de SÉVIN dès la fin du XVIIe siècle. Par exemple, un SÉVIN est né le 25 avril 1685, suivi d'un autre le 23 mai 1686, et un baptême a eu lieu le 18 octobre 1689. Cet acte de baptême de 1689 mentionne explicitement "huictiesme Jour d’octobre 1689 fut baptisé dans l’eglise de St. & Jacquine trouillet parrain & mareine par nous Curé dudit St. soussigné avec Ledit barbe". Ces informations, bien que fragmentaires, permettent de reconstruire les premières branches de l'arbre généalogique.
D'autres naissances et baptêmes sont enregistrés à Saint Mars du Désert, comme celui de Renée SÉVIN le 10 octobre 1695 et d'autres frères et sœurs, témoignant d'une famille nombreuse. La présence de signatures, ou de leur absence, est également révélée. Par exemple, certains actes indiquent que des individus "ne scavent signer", tandis que d'autres, comme René SÉVIN, possèdent "une signature très élaborée", suggérant des niveaux d'éducation et des statuts sociaux variés au sein de la même génération.
La famille SÉVIN est également liée à d'autres noms par le mariage. On retrouve une SÉVIN, veuve de Jacques de FONTAINE, écuyer sieur de la Poudrière. L'acte de mariage de Marin SÉVIN, le 5 prairial de l’An VII (1799) de la République, est établi avec André Marie François SÉVIN, et mentionne "les frères de l’époux" et "René lesdits SÉVIN ses fils". Ces liens matrimoniaux et filiaux sont essentiels pour tracer les ramifications de la famille.

Une Présence Marquée en Mayenne et Sarthe
Au fil des générations, la famille SÉVIN s'est étendue dans d'autres départements, notamment en Mayenne et en Sarthe, où elle a développé des activités agricoles et artisanales. Des communes comme Izé, Mézangers, Sainte Gemmes le Robert, et Saint Georges sur Erve apparaissent fréquemment dans les actes de naissance, de mariage et de décès.
Les actes de naissance de Marin SÉVIN, né le 12 septembre 1756 à Izé, et de ses sœurs Anne (née le 18 février 1760) et Marie et Jeanne (nées le 4 février 1762, sœurs jumelles), illustrent la continuation de la lignée. D'autres naissances sont notées, comme celle de Louis SÉVIN le 18 mars 1763, et de Julien SÉVIN en 1766. La présence de noms comme Marin COUPEAU et Anne TATIN, femme de François SÉVIN, souligne les alliances familiales.
La commune de Sainte Gemmes le Robert semble avoir été un lieu d'ancrage important. Un SÉVIN, né en 1723, y est décédé le 28 janvier 1749, à l'âge de 53 ans. Julien SÉVIN a assisté à son inhumation et a signé l'acte de décès. Plus tard, Augustin SÉVIN, né en 1796 à Brée, y est mentionné comme cultivateur à Mézangers. Le mariage d'Augustin SÉVIN a eu lieu le 27 mai 1835, où "le marié avait 37 ans et Anne 30 ans". Il est précisé qu'Augustin "savoir signer", contrairement à certains de ses ancêtres.
À Mézangers, on retrouve des SÉVIN cultivateurs. Par exemple, lors d'un mariage en 1845, le père du marié, âgé de 37 ans, était cultivateur, et sa mère, âgée de 28 ans. Les parrains, Jean MÉZIÈRE et Augustin SÉVIN (oncle), étaient également actifs dans la communauté. Des générations successives ont continué à vivre et travailler dans ces régions. Albertine Ernestine SÉVIN, née le 2 avril 1886 à Mézangers, était la fille d'un journalier âgé de 45 ans et d'une journalière de 38 ans.

Diversité des Professions et des Destinées
Au fil du temps, les SÉVIN ont exercé une multitude de métiers, reflétant l'évolution de la société française. Des cultivateurs et journaliers des campagnes aux artisans, en passant par des professions plus spécialisées, leurs parcours de vie sont variés.
À Allonnes, par exemple, on trouve une lignée de SÉVIN. L'un d'eux, né en 1843, a eu 7 enfants. Alice SÉVIN, épouse BERTHELOT, habitait Laval. Un autre membre de la famille, un homme, travaillait comme jardinier et demeurait au Mans. Marie Louise DÉSILE, à Allonnes, était âgée de 21 ans. Un destin tragique est relaté pour un SÉVIN âgé de 32 ans : "Le pauvre homme voulait arrêter un cheval emballé. Il fut défoncé la poitrine d’un coup de sabot." Sa veuve, ne pouvant exploiter seule la ferme, fut obligée de la vendre.
Dans la région de l'Orne, on rencontre Dominique SÉVIN, né en 1955, Responsable Informatique aux P&T. Sa sœur, Alice SÉVIN, est née en 1982. Jean François SÉVIN, né en 1958, est célibataire.
Plusieurs SÉVIN ont servi dans l'armée, participant à des campagnes en Syrie, au Liban, au Maroc, et même à des expéditions périlleuses en Indochine. Un SÉVIN, après avoir été blessé à la guerre de 14 et revenu paralysé, a vu son histoire qualifiée d'"extraordinaire" par sa petite cousine Jacqueline SÉVIN.
L'éducation a également joué un rôle dans certaines branches de la famille. Un SÉVIN, orphelin, a été élevé par sa famille paternelle, qui se souciait peu de lui. Il a fréquenté l'École Normale d’Alençon et est devenu instituteur en 1952, avant d'enseigner dans une école maternelle.
D'autres SÉVIN ont trouvé leur voie dans des métiers plus modernes. Robert Marcel SÉVIN, né en 1928 à Paris, était outilleur. Christian SÉVIN, né en 1956, et Muriel SÉVIN, née en 1961, résident à Paris. D'autres branches de la famille se sont établies à Paris, exerçant diverses professions, comme Yvette Valentine SÉVIN, née en 1930.
Corporation des métiers à Namur au XVIIIe siècle
Des Lignées Contemporaines et des Connexions Élargies
Les générations plus récentes montrent une dispersion géographique et une diversification accrue des parcours de vie. Les SÉVIN contemporains se retrouvent dans diverses régions de France et à l'étranger, conservant des liens familiaux tout en poursuivant leurs propres chemins.
À Paris, on trouve des SÉVIN exerçant des professions variées, du commerce à l'informatique. Jacqueline SÉVIN, née en 1938, a vécu à Paris. Ses enfants, Didier HILLION, né en 1962, habitent également à Paris. D'autres branches familiales ont des liens avec la Vendée et le Maine-et-Loire.
En dehors de la sphère directe des SÉVIN, des alliances familiales élargissent le cercle des personnalités liées à cette histoire. On retrouve des noms comme HUGERON, FONTAINE, COUPEAU, TATIN, BRUNEAU, PLARD, LIVET, GILET, VALÉE, BAÏS, MÉZIÈRE, MÉSAIRE, MESIÈRE, BERTHELOT, MARTINIER, DÉSILE, GAULTIER, LATOUCHE, RABERIN, HILLION, BAYER, RODALLEC, MOREL, BERGER, PASSE, FOURET, TROTTER, LEMÉE, HUBERSON, HARTUIS, RHODE, PAVARD, BAGANIER, DUTERTRE, SAINT AUBIN, CHEVRE, AMBLARD, LACOSTE, MOULY, ROSBACH, MICHEL, CONTES, PAPILLON, GAUTIER, GRIPPON, FERRAND, COUTARD, BURIN, LEFEVRE, LELOUP, GAUDRY, GUERRIER, PLET, DUVAL, DUBOIS, MOREAU, RENARD, PETIT, DURAND, ROUSSEAU, LANGEVIN, MÉTERRIE, MAIGNAN, ROBERT, QUESNEL, BAILLY, DUBOIS, DELAHAYE, BRIAND, LECUYER, DUFOUR, LEFEBVRE, MARION, PINGUET, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, DUBOIS, 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Des figures marquantes, comme le Cardinal primat de Lyon décédé le 4 mai 1916, ou des personnalités impliquées dans des événements historiques, comme un "chouan" en 1799, témoignent de la diversité des rôles qu'ont pu jouer les membres de cette famille au fil des siècles. La présence de SÉVIN nés au Mans, le 12.10.1896, et la mention d'une Française blessée à la Guerre 14, soulignent leur participation aux grands conflits nationaux.
La transmission des noms est également un élément clé de la généalogie. Les prénoms comme Marin, Julien, Louis, Anne, Marie, Jeanne, Augustin, François, se retrouvent de génération en génération, créant des liens forts entre les différentes branches. La mention de "SÉVIN veuve de Jacques de FONTAINE" et de "Anne PIARD" (mère de Marin HUGERON) illustre les liens par alliance, qui enrichissent la toile familiale.
L'étude des signatures, ou de leur absence, révèle également des aspects sociaux. Si certains membres de la famille savaient signer, attestant d'une certaine éducation, d'autres étaient analphabètes. Par exemple, des actes mentionnent des personnes qui "ne savent signer" ou "ne scavent signer". Cette observation s'applique à différentes époques, soulignant la persistance de l'illettrisme dans certaines couches de la population.

Une Présence dans les Archives et les Mémoires
Les SÉVIN ont laissé leur empreinte dans divers documents d'archives, des registres d'état civil aux documents militaires, en passant par les archives notariales et les recensements. Ces traces écrites sont précieuses pour reconstituer leur histoire.
Le "grand armorial de 1696" mentionne la famille des SÉVIN, originaire du Maine, ce qui confirme une implantation ancienne et une reconnaissance sociale. Les registres de baptême, mariage et décès, comme ceux de Saint Mars du Désert, Izé, Mézangers, Sainte Gemmes le Robert, et Saint Georges sur Erve, sont des sources primaires inestimables.
Les actes notariés, tels que les contrats de mariage ou les inventaires après décès, fournissent des informations détaillées sur le patrimoine, les professions et les relations familiales. Les actes de décès, comme celui de SÉVIN, décédé le 28.01.1749 à Sainte Gemmes le Robert, âgé de 60 ans, et inhumé au cimetière de Sainte Gemmes par le Curé LEGALL, Vicaire, avec la mention que Julien SÉVIN a assisté et signé, sont des témoignages concrets de la vie et de la mort de ces individus.
Les documents liés aux guerres, comme les listes de militaires ou les récits de blessures, révèlent le rôle des SÉVIN dans les conflits qui ont marqué la France. La mention d'un SÉVIN "blessé à la Guerre 14" ou d'un autre ayant servi en Indochine témoigne de leur engagement.
Enfin, les souvenirs familiaux et les témoignages oraux, bien que plus difficiles à vérifier, apportent une dimension humaine et personnelle à cette histoire. Les anecdotes, comme celle du cheval emballé ou les récits de vie, enrichissent la compréhension de ces existences. L'étude de la famille SÉVIN est un travail continu, où chaque document découvert, chaque lignée retrouvée, contribue à éclairer un pan de l'histoire familiale et, par extension, de l'histoire sociale de la France.