Indissociable du monde équestre, la robe alezane fascine par l’éclat de sa couleur cuivrée et la diversité de ses nuances. Ce pelage distinctif, qui s'étend du blond doré au brun-rouge profond, fait de l'alezan l'une des robes les plus reconnaissables et appréciées chez le cheval. Loin d'être une simple coloration, la robe alezane est un élément clé dans l'identification, l'élevage et même la perception culturelle de cet animal majestueux. Comprendre ses origines, ses variations, sa génétique et ses particularités est essentiel pour tout passionné d'équitation, de l'amateur éclairé au professionnel averti.
Origines et Signification du Terme « Alezan »
Le mot « alezan » fait partie du vocabulaire essentiel de tout cavalier ou amateur d’équitation. En équitation, le terme « alezan » désigne une robe de cheval caractérisée par une couleur de base entièrement rousse, sans aucune zone noire. L’alezan se distingue des autres robes du cheval par l’absence totale de noir, ce qui le différencie par exemple de la robe bai (qui comporte du noir sur les extrémités) ou des robes grises.
Le mot « alezan » trouve son origine dans la langue espagnole, plus précisément dans le terme « alazán » utilisé pour qualifier les chevaux roux. Celui-ci vient à son tour de l’arabe hispanique « al-lazán », qui signifie « couleur cannelle » ou « fauve ». Cette étymologie reflète les échanges historiques et culturels entre différentes civilisations du bassin méditerranéen, où le cheval occupait déjà une place centrale dans la vie quotidienne.
Savoir désigner la robe d’un cheval avec précision n’est pas qu’une question de vocabulaire : c’est essentiel pour la description dans les papiers d’identification, pour les transactions et pour les concours. La robe alezane, en tant que robe de base, est l'une des trois robes fondamentales du cheval, aux côtés du bai et du noir. Sa présence est répandue dans la majorité des races de chevaux modernes, résultat d'une sélection particulièrement marquée dès le début du Moyen Âge.

Critères d'Identification de la Robe Alezane
La robe alezane se distingue par une série de critères visuels qu’il est intéressant de connaître pour pouvoir identifier un cheval alezan avec certitude. La particularité première de l’alezan réside dans sa couleur. Un cheval alezan arbore une robe unie aux nuances allant du roux clair et doré au brun-rouge profond. Contrairement à la robe baie, aucune partie du pelage, de la crinière ou de la queue d’un alezan n’est noire. Chez l’alezan, la crinière et la queue sont généralement de la même couleur que la robe. Le marquage blanc (balzane sur les membres, liste ou étoile sur la tête) est fréquent chez les alezans, tout comme chez d’autres couleurs de robe. L’aspect de la robe alezane peut évoluer au fil de l’année : la lumière, l’alimentation, le brossage et même l’exposition au soleil influent sur l’intensité de la couleur.
Visuellement, le corps est entièrement recouvert d'un pelage et de crins dont la couleur va de celle de la noisette claire jusqu'à celle du chocolat noir, en passant par toutes les nuances du roux et du brun, soit une vaste palette de teintes possibles. La peau est foncée (généralement gris foncé), sauf sous les marques blanches du cheval (balzanes et marques en tête), où elle est rose. Les iris sont foncés, sauf si des marques blanches atteignent les yeux, auquel cas un ou deux yeux bleus sont également possibles.
Il existe beaucoup de variations possibles dans la couleur du poil, de la crinière et de la queue. La variation de couleur des crins couvre un très large spectre allant du blanc-crème jusqu'au roux très foncé, avec possiblement des mélanges entre crins clairs et foncés. Certains alezans peuvent aussi présenter une différence de couleur entre leur crinière et leur queue.
Un cheval alezan peut présenter des pommelures ou des pommelures inversées, en particulier en cas de gène sooty présumé. Un cheval alezan très foncé, présumé sooty, peut être très difficile à différencier d'un cheval noir ; il existe en effet des confusions phénotypiques entre le bai-brun, le noir, et l'alezan brûlé, rendant nécessaire la réalisation d'analyses génétiques pour classer correctement les chevaux concernés.
Les marques blanches en tête et au bas des membres sont statistiquement plus fréquentes chez les chevaux alezans que chez ceux d'autres robes, ce qui fait de l'alezan un cheval rarement zain (sans marques blanches). Le poulain alezan peut naître d'une nuance plus claire ou plus foncée que celle qu'il aura à l'âge adulte. Le poulain alezan naît généralement d'une teinte claire, avec une peau possiblement rose qui prendra sa teinte grise définitive durant le mois suivant la naissance, un ventre et un intérieur des membres blanchâtres.
L'alezan reste systématiquement distinguable du bai par la couleur du bas des jambes, qui n'est en principe jamais noire, ainsi que par le contour des oreilles, qui ne doit pas non plus comporter de poils noirs. Différentes tentatives de classifications des robes ont été menées, en s'appuyant sur des critères variés.
La Diversité des Nuances Alezanes
Reconnaître un cheval alezan, c’est aussi savoir différencier les multiples nuances qui composent cette couleur unique. La robe alezane, loin d’être uniforme d’un individu à l’autre, présente une étonnante diversité de teintes, chacune dotée de ses propres particularités et charme.
L’alezan clair est la nuance la plus lumineuse de la palette. Le pelage, la crinière et la queue affichent un roux doré qui peut tirer sur le blond, voire l’ivoire lorsqu’il s’agit d’un sujet aux « crins lavés » (également appelés alezan crins lavés). Les alezans clairs sont particulièrement prisés pour leur élégance et leur rareté. Cette nuance est aisée à repérer dans un troupeau, mais la confusion peut parfois survenir avec les palominos ou certains isabelles.
L’alezan doré présente une teinte intermédiaire, oscillant entre or profond et cuivre chaud. Un cheval alezan doré pourra ainsi paraître plus clair à la sortie de l’hiver après la mue, ou plus cuivré l’été.
L’alezan cuivré se reconnaît à sa coloration intense, proche de celle du cuivre neuf. La robe se fait alors vive, presque flamboyante, attirant immédiatement l’œil à distance. Les crins sont généralement de la même couleur que la robe, parfois légèrement plus foncés ou plus clairs, mais ils ne doivent jamais être noirs.
L’alezan brûlé se caractérise par une robe rousse très sombre, approchant du brun-rouge ou de l’acajou. Il n’est pas rare de confondre l’alezan brûlé avec le bai brun, surtout lorsque la lumière est faible ou que la crinière tend vers une nuance plus mate. L'alezan brûlé présente des poils et des crins de couleur café torréfié, proche du chocolat. Dans ce cas, la couleur de la peau est noire.
L’alezan crins lavés est une variante fascinante, appréciée pour son contraste saisissant entre la robe rousse, claire ou plus soutenue, et les crins nettement blonds, presque blancs ou couleur paille. Aussi appelé « alezan crin de café au lait », ce type de cheval requiert toutefois une attention accrue en matière d’identification : il peut être confondu avec le palomino, surtout par les novices. Un cheval à la robe café au lait présente des poils et des crins de couleur café au lait avec une peau claire. Chez certains chevaux alezans, on décèle également une nuance entre la couleur de la robe et la couleur des crins.
Les différents types d'alezans distingués par leur phénotype appartiennent tous, à priori, au même groupe génétique ; l'usage d'adjectifs tels que « clair » ou « foncé » ne dépend que de la subjectivité des observateurs. Il existe différentes tentatives de classement des nuances de l'alezan avec des terminologies propres à chaque langue, qui peuvent fortement varier en fonction des pays et de l'action d'associations d'éleveurs.
Dans le Nâçerî, « l'un des textes les plus représentatifs de la littérature hippologique arabe classique » daté du XIVe siècle, Abû Bakr ibn Badr distingue sept nuances d'alezan : alezan commun, alezan safrané (jaune intense avec raie de mulet), alezan bai brun ou bâghir (poil sombre avec crins plus clairs), alezan sanguin (couleur henné), alezan terreux (couleur terre avec des crins clairs), alezan pénétré (base du poil blanche et extrémité du poil rouge), et alezan roux (couleur rouille du fer). L’édition de 1762 du Dictionnaire de l'Académie française signale les nuances « brûlé », « moreau » et « doré ». Des précisions apportent la possibilité de décrire des robes aux reflets rougeâtres brillants comme « alezan cuivré », et celle d'ajouter l'adjectif « doré » quand la robe présente un reflet métallique. En France, l'IFCE distingue quatre teintes : alezan, alezan clair, alezan cuivré et alezan foncé ; il décrit aussi l'alezan brûlé comme ayant des poils et des crins couleur de café torréfié. En anglais, Sponenberg et Bellone citent les notions d'alezan brûlé (liver chestnut) et d'alezan foncé (dark chestnut) parmi les teintes sombres, alezan rouge (red chestnut), alezan cuivré (copper chestnut) et alezan sans précision parmi les teintes médianes, et enfin alezan clair (light chestnut), alezan jaune (yellow chestnut) et alezan doré (golden chestnut) parmi les teintes claires. En France, la notion d'« alezan clair », utilisée pour décrire un phénotype, désigne souvent un alezan dont la robe est diluée par le gène Dun.

Les Bases Génétiques de la Robe Alezane
Comprendre la génétique de la robe alezane aide les cavaliers et éleveurs à anticiper la couleur des futurs poulains et à mieux gérer la reproduction. Chez le cheval, la couleur de base de la robe est principalement déterminée par un gène appelé « Extension » (noté E). La robe alezane apparaît lorsqu’un cheval possède deux copies du gène récessif « e » (on parle de génotype ee). À l’inverse, la présence du gène dominant « E » permet l’expression du noir, donnant plutôt des robes baie ou noire. Pour donner naissance à un poulain alezan, les deux parents doivent transmettre le gène « e ».
Deux chevaux non alezans mais porteurs du gène « e » (Ee x Ee) peuvent, de façon parfois inattendue, produire un poulain alezan. Par exemple, un alezan portant un gène crème donne le fameux palomino (robe dorée à crinière blanche), tandis qu’avec deux gènes crème, le poulain aura une robe crémello. Cependant, la base reste toujours « ee ». Cela s’avère primordial dans certaines races (Quarter Horse, Pur-sang, Haflinger, etc.), où la sélection sur la couleur de la robe fait partie des objectifs d’élevage.
En matière de critères basés sur la génétique, Lauvergne et al., puis Sponenberg et al. et Thiruvenkadan et al., ont utilisé les notions de robe de base, de dilution et de plages de poils blancs, pour rattacher l'alezan au groupe des « robes de base », avec le noir et le bai. En France, la robe alezane est restée longtemps rattachée au groupe des robes dites de couleur simple (ou avec une seule couleur), avec notamment le noir et le blanc.
La robe alezane est fréquente, puisqu'il s'agit vraisemblablement de la seconde robe par ordre de fréquence chez le cheval domestique actuel après le bai, toutes races confondues, soit l'une des trois robes les plus communes chez les chevaux domestiques, avec le bai et le gris.
Chez tous les mammifères, lorsque l'embryon se développe in utero, les mélanocytes responsables de la couleur qu'il aura une fois adulte migrent depuis sa crête neurale : c'est la mélanogenèse. La robe de base est définie par sa pigmentation. Il existe deux pigments de base : l'eumélanine (noir) et la phéomélanine (roux/alezan), le blanc correspondant à une dépigmentation. Chez le cheval, l'alezan résulte d'une mutation faux sens sur le gène qui stimule le récepteur des mélanocytes (MCIR), conduisant à une absence d'eumélanine (pigment noir) dans le pelage. La détermination de la pigmentation se fait au niveau du gène nommé Extension. La pigmentation est notée lorsque le pigment noir, qui est contrôlé par l'allèle dominant Extension, est présent (eumélanine). La pigmentation est notée lorsque le pigment noir est absent, auquel cas c'est le pigment roux qui le remplace (phéomélanine). Parmi les trois robes de base, le bai est dominant sur le noir, et ces deux robes sont épistatiques avec l'alezan. Pour qu'un cheval ou un âne ait du pigment noir en grande quantité, il faut au moins un dans son génotype. Un alezan est donc obligatoirement homozygote, et la formule génétique de sa robe est obligatoirement [ee]. Cela rend la robe alezane très simple à sélectionner, puisque deux parents alezans ne donnent naissance qu'à des poulains ou à des ânons alezans. Un poulain ou un ânon alezan peuvent aussi naître de deux parents non-alezans, si aucun des deux parents ne transmet d'allèle Extension ni d'allèle modifiant sa robe de base. Deux chevaux noirs hétérozygotes [Ee] peuvent donner un poulain alezan une fois sur quatre ; c'est ainsi que des poulains alezans naissent périodiquement chez les races du Frison et du Mérens, dont les représentants sont 100 % phénotypiquement noirs.
Ép. 8 | Tout comprendre sur la génétique des robes des équidés - Margot Sabbagh
La transmission génétique récessive de l'alezan a été déterminée chez le cheval en 1906 par C.C. Hurst et William Bateson, à partir d'enregistrements généalogiques de Pur-sangs qui leur ont permis de mettre en évidence des principes mendéliens dans la transmission de la robe alezane à la descendance. Il s'agit d'une des premières découvertes de transmission mendélienne d'un caractère chez un mammifère, les facteurs causant l'alezan étant parmi les premiers variants découverts chez le cheval. Ces principes mis en lumière par Hurst ont ensuite été démontrés et répliqués dans diverses études en génétique des années 1910. En particulier, W. S. Anderson confirme les tableaux de croisement de son confrère A. H. En 1954, W. E. Castle postule une transmission de l'alezan par analogie avec des observations effectuées chez les rongeurs, et note que le croisement de deux chevaux de robe palomino entre eux donne un poulain alezan dans 25 % des cas. En 1974, des travaux sur la souris mettent en évidence l'existence de l'allèle Extension ; la localisation chromosomique en est découverte en 1982, puis d'autres travaux établissent le rôle de cet allèle dans la synthèse de pigments jaune-roux chez les mammifères. Ces travaux font de MC1R un sérieux candidat pour la synthèse du pigment responsable de la robe alezane chez le cheval. En 1996, les travaux de R. Marklund et al., portant sur douze races de chevaux différentes, établissent le lien entre MC1R, l'allèle Extension chez le cheval, et la robe alezane. Leurs résultats concordent avec les connaissances de la transmission de ce caractère chez l'humain, les bovins domestiques, et la souris. Ils démontrent que la mutation responsable de l'alezan provient du codon 83 (83Ser --~ Phe), les gènes responsables de l'alezan étant trouvés plutôt facilement. En 2001, Stefan Rieder et al. examinent l'hypothèse d'une mutation sur TYRP1 (tyrosinase-related protein 1) qui provoquerait la synthèse d'une mélanine couleur chocolat qui serait responsable de l'alezan brûlé.
Un test génétique (réalisé par prise de sang ou prélèvement de crins) permet de savoir si un cheval porteur d’une robe foncée possède le gène « e » caché. Cela favorise également le dialogue avec les professionnels (vétérinaires, généticiens, juges), qui apprécieront la rigueur des descriptions et des choix d’élevage.
Particularités et Soins Spécifiques des Chevaux Alezans
Si la robe alezane attire l’attention par son éclat et sa chaleur, elle présente aussi quelques spécificités auxquelles les cavaliers et propriétaires doivent être attentifs. La couleur alezane, du fait de ses nuances rousses souvent intenses, a tendance à réagir de façon visible aux conditions climatiques et à la qualité des soins.
Exemple concret : les chevaux alezans vivant en extérieur, plus exposés au soleil et à l’humidité, peuvent voir leur pelage « cuivrer » ou prendre une teinte délavée. La peau sous la robe alezane, surtout chez les individus au pelage très clair ou crins lavés, est souvent plus sensible aux rayons UV. L’application d’une crème solaire équine sur ces zones sensibles durant les journées ensoleillées est une précaution précieuse, tout autant que le fait d’offrir un accès à des zones ombragées au pré.
Certaines variantes, telles que l’alezan crins lavés, possèdent des crinières et queues très claires ou presque blanches, d’aspect soyeux mais parfois plus fragiles. Il est judicieux de démêler la crinière et la queue à la main ou à l’aide d’un peigne à dents larges, en utilisant régulièrement un soin démêlant.
Les marques blanches sur la tête (liste, étoile) ou les membres (balzanes) des alezans, bien que fréquentes et esthétiques, requièrent parfois des soins différenciés. Les chevaux alezans, particulièrement ceux au pelage clair ou à la peau fine, sont parfois sujets à des réactions allergiques ou des dermites estivales. Surveiller régulièrement les premiers signes, grattage accentué, petites plaques rouges, sécheresse, permet d’agir précocement avec des traitements adaptés (shampoings doux, produits vétérinaires spécifiques).
Enfin, l’alimentation influence grandement la qualité du poil alezan. Des compléments nutritionnels spécifiques « peau et poils » peuvent valoriser la robe, surtout lors des mues ou en sortie d’hiver, où l’alezan perd parfois de son éclat naturel.
La race de chevaux de trait anglaise Suffolk Punch n'arbore que l'alezan, celui-ci étant obligatoire pour faire partie de la race ; le stud-book accepte sept nuances d'alezan connues sous les noms respectifs de bright (brillant), red (rouge), golden (doré), yellow (jaune), light (clair), dark (sombre) et dull-dark (terne et sombre). Le Breton est souvent alezan, mais ce phénomène est récent ; d'après l'ethnologue Bernadette Lizet, les éleveurs ont commencé à écarter les sujets autres qu'alezans des concours et de la reproduction durant les années 1970. Des analyses génétiques sur le Sarcidano ont confirmé une très haute prévalence de l'alezan, à la fois génétiquement et phénotypiquement. L'alezan est également très fréquent chez le Karabakh ; d'après la journaliste Nur Dolay, 90 % des chevaux de cette race enregistrés dans le stud-book azerbaïdjanais seraient alezan dorés. Deux races russes partiellement issues de croisement avec le Karabakh, le cheval du Don et le Boudienny, sont souvent alezanes. D'après l'équipe scientifique d'Ahmed Chabchoub et al., en 2004, 73 % des chevaux Barbe de Tunisie sont alezans, suivis par 21 % de bais, et 6 % de gris. Fréquent également chez le Saddlebred américain, l'alezan est à l'inverse rare chez des races telles que le Highland, le Percheron et le Pure race espagnole. Chez les chevaux ibériques (Pure race espagnole et Lusitanien), cette robe a probablement subi une contre-sélection en raison de sa mauvaise réputation.
L'alezan pangaré (en anglais, mealy) présente des zones plus pâles, dans des teintes blanc-gris à jaunes, au niveau de la tête, du flanc et du bas-ventre. À l'inverse de l'alezan classique au pelage uni, qui est très commun, la nuance pangarée, dite sorrel en anglais, est relativement rare en population chevaline générale et ne se retrouve que chez quelques races, généralement des chevaux de trait. Le pangaré n'est pas considéré comme un gène de dilution, son origine restant à déterminer. Chez l'âne, l'alezan est répertorié de façon rare chez quelques races françaises dont l'âne normand, un ânon alezan pouvant naître du croisement de deux parents bais. C'est une couleur plus commune chez l'âne miniature américain, qui peut aussi exister chez l'American Mammoth Jackstock.
Le Pottok est un poney originaire du pays basque français et espagnol. Le Haflinger est une race de poney originaire des montagnes du Tyrol en Autriche. Le Comtois est un cheval de trait rustique originaire de la Franche-Comté. Le shetland est un poney originaire d’Ecosse. Le cheval Breton est un cheval de trait originaire de Bretagne. Le Mustang est un cheval sauvage vivant dans les grandes plaines d’Amérique du Nord. Le Barbe est une race ancienne originaire du Maghreb. L’ardennais est un cheval de trait franco-belge. Le Connemara est un poney originaire de la côte ouest irlandaise. Le Trait du Nord fait partie des grands chevaux de trait. Le Campolina est un cheval de selle originaire du Brésil. Le trotteur américain, aussi appelé Standardbred, est un cheval originaire des Etats-Unis. Le Poney New Forest est un poney originaire de Grande Bretagne.
"Un cheval alezan", c’est l’atout glamour du paddock : robe ardente, crinière cuivrée et tempérament parfois aussi volcanique que son pelage. L’alezan, c’est la diva de l’hippodrome : ni brun, ni roux, et surtout jamais en demi-teinte. Son atout principal ? Une robe monocouleur enflammée, oscillant du blé doré au cuivre brûlant, qu’on confondrait facilement avec une palette Pantone revisitée. Alezan clair : un ton doré, presque miel, qu’on retrouve dans les allées d’Alizé Equestre et sur les sentiers ensoleillés. Alezan brûlé : plus foncé, presque chocolat, ce cheval semble porter une armure de cuir ancien - parfait pour impressionner aux défilés. Alezan cuivré : ici, la robe lance des éclats quasi métalliques. Le must ? Observer l’évolution de leur pelage selon la saison. Idéal pour les balades “Galop Cuivre” tout aussi mémorables que stylées, les nuances d’alezan s’imposent comme un marqueur de personnalité.
Parlons vrai : impossible de parler “Cheval Alezan” sans faire honneur à ses attributs de star - robe, crins, yeux, et même sabots ! Exit le “cheval marron basique”, ici, tout est une question d’éclat d’alezan et d’allure. Les “les crins cuivrés” ne viennent pas de la dernière coloration en date: ils sont strictement naturels ! La qualité et la brillance des crins dépendent largement de l’alimentation et de l’environnement. À la lumière, impossible de rater cet “Éclat d’Alezan” : plus votre quadrupède gambade, plus il semble brûler la piste.
Finalement, l’alezan, c’est la preuve vivante qu’un cheval n’a pas besoin de costume à paillettes pour être spectaculaire. Rendus célèbres par leur “nuance alezan” hors-norme, certains chevaux sont devenus les ambassadeurs du genre, à l’instar des chevaux Fjord, Frison ou Mustang (et même certains Schleich pour les collectionneurs sur Chevalunic). Contrairement à une idée reçue, l’alezan n’est pas réservé à une poignée de races. Il pullule dans les prairies françaises, allemandes et, plus étonnant, au sein de lignées espagnoles et américaines. Un cas pratique : la famille Lemoine, éleveurs de Haflinger en Savoie. Surprise lors d’une poulinade : sur quatre naissances, trois nuances différentes d’alezan chez les poulains (!). Les rumeurs de “potion magique” pour intensifier l’alezan n’ont cependant jamais abouti… sauf à tester les filtres photo Instagram. Autre point méconnu : le pigment responsable, la phéomélanine, n’est pas seulement esthétique. Il protège à peine des UV : prudence si votre défi estival vise la balade en plein soleil (et surtout, chapeau au cavalier).
Avoir un alezan ultra-brillant au box ? Beaucoup en rêvent, peu savent vraiment comment l’entretenir sans transformer son abri en salon de coiffure express. Petit bonus pour briller dans les discussions : un alezan qui s’ennuie ou déprime risque de perdre de l’éclat. Enfin, pour ceux qui rêvent d’un “éclat d’alezan” infaillible, rien ne vaut le contact avec la nature : pluie fine, soleil modéré, herbe fraîche… et un cavalier qui prend (presque) autant soin de sa monture que de ses bottes.
L’alezan est une couleur de robe des équidés domestiques, présente chez le cheval et l’âne, caractérisée par des poils et des crins de couleur rousse à brune plus ou moins foncés sur tout le corps. Dans le domaine de l’hippologie, elle est considérée comme l’une des trois robes de base du cheval, avec le bai et le noir. Très fréquente, elle se distingue généralement de la robe baie par l’absence de poils noirs. Apparu après la domestication du cheval et de l’âne, l’alezan est réparti chez la grande majorité des races de chevaux modernes grâce à une sélection positive remarquable au début du Moyen Âge, mais il reste rare et très peu étudié chez les ânes. Il est caractéristique de certaines races de chevaux comme le Suffolk Punch, le Haflinger, le Gidran et le trait de la Forêt-Noire. Il est très fréquent chez le Breton, le Karabakh et le Barbe de Tunisie, mais rare chez le cheval ibérique. Génétiquement, la robe alezane est toujours récessive. Elle résulte d'une mutation faux sens provoquant la synthèse exclusive de pigments roux-brun, la phéomélanine ; sa formule génétique caractérisée par l'absence d'allèle Extension (E) est obligatoirement ee. Valorisé dans l'hippologie arabe, l'alezan est aussi associé à tort à un tempérament colérique qui lui donne mauvaise réputation dans le monde occidental, une idée reçue peut-être née sous l'influence du thème biblique des quatre cavaliers de l'apocalypse, que ne confirment pas les recherches en génétique. Cette couleur de chevaux est présente dans différentes œuvres d'art et culturelles de la littérature d'enfance et de jeunesse et du jeu vidéo.
Entre autres d'après le Littré, il est fréquent de croire que le mot français « alezan » serait directement issu de l'arabe, du mot al-hisân (« le cheval » en français) ou encore al-hasan (« le beau » en français). Toutefois, il provient plus vraisemblablement de l'espagnol alazán (connu depuis 1280), lui-même provenant de l'arabe. En anglais, la nomenclature de l'alezan comporte deux termes, chestnut et sorrel ; le premier est utilisé pour décrire des chevaux dont la couleur est uniforme, et le second pour décrire ceux qui ont des variations de couleur avec des zones pâles. Lorsqu'au contraire, les crins sont plus foncés que le corps, le cheval est dit tostado. Ces termes peuvent être précisés en fonctions des nuances perçues, par exemple en tostado negro, alazán sangre, ou encore alazán tostado. En moyen gallois, un grand nombre d'adjectifs spécialisés permettent de décrire toutes les variations de robes « marron », dont l'alezan et le bai. En kalmouk, l'alezan est désigné par le mot zeerd. Les ânes alezans (chestnut en anglais) sont aussi désignés comme des ânes « rouges » en anglais (red), et en français. La robe alezane existe à la fois chez le cheval et chez l'âne domestique.